La révolution face aux « victimes du pouvoir arbitraire » : l'abolition des lettres de cachet et ses conséquences

Résumé : Les lettres de cachet, érigées dès 1789 en symbole honni de l’Ancien Régime, ont connu une lente agonie, marquée par les hésitations et le doute. Alors même que cette incarnation de la monarchie absolue et de l’arbitraire royal faisait apparemment l’unanimité contre elle, les députés de l’Assemblée nationale constituante ont attendu mars 1790 avant d’enfin en prononcer l’abolition. La crainte des conséquences d’une telle mesure retient en effet les députés de l’Assemblée qui nomment en novembre 1789 un Comité des lettres de cachet chargé de préparer l’action du législateur et d’enquêter sur cette masse obscure, inquiétante et hétérogène de prisonniers du roi et correctionnaires, encore détenue dans des maisons de force en vertu de lettres de cachet. Les débats puis le texte du décret final traduisent la prudence de députés partagés entre le désir de rendre à la lumière ces « victimes de l’oppression » et la peur du désordre qui pourrait s’en­suivre.
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Article dans une revue
Annales historiques de la Révolution française, Armand Colin, 2012, pp.33-60
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Contributeur : Jeanne-Marie Jandeaux <>
Soumis le : jeudi 16 octobre 2014 - 10:38:59
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Jeanne-Marie Jandeaux. La révolution face aux « victimes du pouvoir arbitraire » : l'abolition des lettres de cachet et ses conséquences. Annales historiques de la Révolution française, Armand Colin, 2012, pp.33-60. 〈hal-01074948〉

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